Panel 30: Shakespeare et le roman

Schedule / Horaire

Saturday 26 April 2014, 11h-12h30.

Room: V106B.

Leader / Organisatrice

Marie Dollé, CERR/CERCLL, Université de Picardie Jules Verne (France)

Participants

  1. Camille Guyon-Lecoq, Université de Picardie Jules Verne (France)
    Mourir sur le théâtre, de Quinault à Voltaire : motif «romanesque» ou trace d’un modèle shakespearien inavoué ?
  2. Audrey Faulot, Université de Picardie Jules Verne (France)
    Cleveland au miroir d’Hamlet : le spectre et l’identité, de la scène tragique à la narration romanesque
  3. Isabelle Hautbout, Université de Picardie Jules Verne (France)
    Shakespeare dans les épigraphes du roman français au début du XIXe siècle
  4. Marie Dollé, Université de Picardie Jules Verne (France)
    Segalen et Shakespeare : le secret d’Hamlet

Abstracts / Résumés

Camille Guyon-Lecoq, Université de Picardie Jules Verne (France)
1. Mourir sur le théâtre, de Quinault à Voltaire : motif «romanesque» ou trace d’un modèle shakespearien inavoué ?

On tient communément que, jusqu’à la fin de l”âge classique” le respect des “bienséances” interdit de faire mourir en scène les héros tragiques. Pourtant la “tragédie lyrique”, genre tenu pour « romanesque » —et donc haïssable— par ses détracteurs, l’autorisa résolument. Nous montrerons que le modèle du théâtre anglais, shakespearien en particulier, a sans doute influencé la tragédie à la française et sa réception plus tôt qu’on ne le dit : l’alibi du « romanesque » ne masque qu’imparfaitement la conjonction du modèle lyrique français et de l’inspiration anglaise dans l’élaboration, en France, d’un tragique spectaculaire.

2. Audrey Faulot, Université de Picardie Jules Verne (France)
Cleveland au miroir d’Hamlet : le spectre et l’identité, de la scène tragique à la narration romanesque

L’intérêt de Prévost pour Shakespeare remonte à son séjour à Londres dans les années 1730, et se manifeste aussi bien dans Le Pour et Contre que dans plusieurs épisodes de ses romans-mémoires. Nous nous proposons d’étudier cette influence, qui engage une réflexion sur le caractère considéré comme romanesque du matériau shakespearien, en montrant comment le passage de Shakespeare de la scène tragique au roman à la même période a pu nourrir a posteriori une lecture identitaire de Hamlet.

3. Isabelle Hautbout, Université de Picardie Jules Verne (France)
Shakespeare dans les épigraphes du roman français au début du XIXe siècle

Au début du XIXe siècle, une double vogue met Shakespeare à l’honneur dans maints romans français, en particulier celle de l’épigraphe qui enrichit les œuvres dans lesquelles elle s’insère de références culturelles volontiers énigmatiques. Il semble donc intéressant d’éclairer l’usage de ces épigraphes shakespeariennes dans le roman français de la Restauration. Quelle lecture de l’auteur anglais s’en dégage ? Quel usage en font les romanciers français ? Un examen des citations choisies, de leur place, de leur rapport au reste de l’œuvre, entre autres analyses, devrait permettre d’éclairer la rencontre de ces deux univers a priori étrangers l’un à l’autre.

4. Marie Dollé, Université de Picardie Jules Verne (France)
Segalen et Shakespeare : le secret d’Hamlet

La mort de Segalen dans la forêt du Huelgoat est aussi insolite que ses œuvres et il s’agit probablement d’un suicide. On trouvera auprès de lui les Œuvres complètes de Shakespeare ; une page d’Hamlet est marquée et tout porte à croire que le passage comporte un message destiné à sa femme. Mais les critiques se sont régulièrement trompés sur la citation et il sera intéressant de formuler des hypothèses sur les raisons de leur erreur, avant de chercher à deviner quels sont les vers que le poète avait choisis.